COMMENT TOMBA LA VILLE DE MYANMAÏ (Introduction)  (Comment tomba la ville de Myanmaï) posté le mercredi 26 novembre 2008 21:29

Mille années durant, le règne des Empereurs Pyromanciens de Jharhidian, la cité volcan, a amené paix et prospérité au continent de Pameronnie. Sous la tryannie de ces seigneurs incontestés, régnait l’ordre et la concorde engendrés par la crainte de leurs pouvoirs.


Ceux ci s’étendaient à de nombreux domaines, leur maîtrise du feu leur permettant de dominer les autres civilisations dans les domaines de la guerre et de l’artisanat. Leur magie leur avait servi dans les premiers temps de leur règne à éloigner les menaces occultes, les intrusions dans le monde d’entités voraces et mal intentionnées libérées par la maladresse des anciens prêtres de la religion de l’Omnesprit. Balayant l’Ordre Ancien ils avaient érigé le leur.

Cette ère de paix prit fin lorsque le volcan sur lequel était érigée leur capitale entra en éruption, faisant voler en éclats leur œuvre millénaire. En une heure, il ne resta plus un âme vivante dans l’enceinte de la cité. En une semaine, il ne resta plus rien de leur Empire, les chefs de villes et de villages entrant en conflit systématique avec leurs voisins. En une année, il ne resta rien des richesses de l’empire, dispersées par la guerre et asséchées par les nuages noirs qui obstruèrent le ciel, causant sécheresse et famine.

Deux cents ans durant, le continent de Pameronnie fut un endroit sinistre, où ne régnaient que la guerre et le chaos. Des bandes de brigands arpentaient les terres, rendant impossible échanges et commerce. Alors vint le règne des rois brigands qui s’octroyèrent les terres des seigneurs qu’ils prenaient pour cibles et des mercenaires, nécessaire à tout homme souhaitant entreprendre le moindre périple ou défendre ses biens.

Aujourd'hui, les vestiges de l’empire de Jharidian sont dispersés et les hommes ont oublié les secrets des sorciers et des empereurs.

C’est une ère noire, où on ne respecte que la force, la richesse, la ruse et le pouvoir.

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Le Bois Maudit - 01  (Le Bois Maudit) posté le mercredi 26 novembre 2008 23:38

Olivier est un garçon dénué de toute particularité. Plutôt mince, il mesure un mètre cinquante-deux à l’âge de onze ans et son visage émaillé de taches de rousseur est entouré de cheveux blonds. Ses yeux sont d’un marron proche de celui de l’écorce de châtaignier. Peu d’adultes le connaissent par son prénom ou s’intéressent à lui. Il vit à l’écart du village, avec sa mère, en bordure des bois, et ne voit pas grand monde. C’est un élève moyen, n’obtenant jamais les meilleures notes, mais ne s’attirant jamais d’ennui. A la fin de sa première année au collège, son professeur de français a, sur son bulletin, souligné son potentiel, mais déplore qu’il semble trop paresseux pour l’exploiter. Il a depuis longtemps renoncé à exhorter le garçon à faire des efforts. Olivier s’en fiche. Il était simplement gai, bien élevé, de bonne composition, mais discret – pas un de ceux qui attirent l’attention ou qui marquent les mémoires – jusqu’au jour de sa disparition.

Ce jour-là, trois adultes l’ont vu.
 
La première est sa mère, Marie Lanvin, une célibataire de trente-deux ans. Elle travaille comme serveuse au café du village pour payer le loyer de sa maison. Elle le voit ce matin-là, avant de partir pour son travail, vers dix heures du matin. Ils échangent quelques mots. Elle lui demande de ne pas rester affalé devant la télé ou sur les jeux vidéos toute la journée. Il ne lui dit rien de ses plans pour la journée et elle part sans y repenser. Olivier la boude et c’est normal : La veille, elle l’a engueulé parce que la vieille madame Claudel l’a encore surpris à voler des mûres dans sa haie. La vieille est une vraie sorcière et elle pue, mais elle a tout à fait le droit d’être furieuse contre lui, et Marie ne veut pas qu’il s’attire d’ennuis alors elle l’a puni et a supprimé l’argent de poche et une sortie au cinéma prévue depuis plusieurs jours.

Le second est Marco Pereira, un routier de cinquante-trois ans qui avait été un assez bon ami de son grand père. Ce jour-là, Marco rentre chez lui après avoir effectué un circuit de trois jours avec son camion. Il les voit, lui et son copain Matthieu, aux alentours de cinq heures de l’après-midi, marchant le long de la route qui va de la rivière à la maison de Matthieu. Leurs jambes sont couvertes de boue et d’argile et il est évident que les deux garçons viennent d’aller se baigner à la rivière, même si c’est interdit. Ils chahutent sur la route, et ne font pas très attention à la circulation, heureusement peu abondante en cet après-midi d’été brûlante. Marco s’arrête et leur offre de les raccompagner. Ils déclinent son offre parce qu’ils veulent couper par les bois. Comme c’est plus pratique pour Marco d’éviter le détour par leurs maisons respectives, il n’insiste pas. Pourtant, il leur rappelle que traverser les bois n’est pas le chemin le plus sûr. Il y a déjà eu des histoires avec ces bois. Le fils d’un de ses amis y a disparu vingt ans plus tôt. En y repensant, il frissonne. Mais il n’en parle pas aux garçons. Il ne veut pas les effrayer. C’est un détour de plus de vingt kilomètres et il a pris le volant à sept heures du matin. Son camion n’est pas climatisé et il a envie d’une douche et d’une bière fraîche. Il déclarera plusieurs fois, par la suite, avec des larmes dans la voix, qu’il s’en veut beaucoup de ne pas avoir insisté.

La dernière est Angéla Treglia, la mère de Matthieu. Elle est en train d’étendre sa lessive dans le jardine et elle le voit simplement s’éloigner après avoir raccompagné son fils. Comme à leur habitude, ils ne sont pas passés par la route, et sont entrés dans le jardin par la porte qui donne sur les bois. C’est par elle aussi qu’il s’apprête à repartir. Angéla le hèle, et lui avait offre de rester à dîner. Il refuse, sa mère finit plus tôt aujourd’hui. Angéla répond que ce sera pour une autre fois et retourne à son linge qui l’éblouit. Olivier ajoute quelque chose qu’elle ne comprend pas. Quand elle relève les yeux, il passe la porte en lui faisant un signe de la main. Elle lui rend. Sans comprendre pourquoi, elle se sent soudain angoissée. Quelques instants, elle fixe l’air étouffant. Olivier a déjà disparu entre les arbres. Elle le cherche du regard. Elle ne sait pas pourquoi, elle voudrait lâcher le drap humide et s’élancer pour le faire revenir. L’espace d’un instant, il lui a semblé que les bois lui rendent son regard, mais elle l’oublie aussitôt, car cela était impossible. Alors elle étend le drap, rentre, envoie son propre fils prendre une douche et ne pense plus à Olivier jusqu’à ce que Marie appelle.

Elle est la dernière personne à l’avoir vu.

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Le Bois Maudit - 02  (Le Bois Maudit) posté le jeudi 27 novembre 2008 14:58

Quand elle rentre ce soir-là, Marie trouve une maison vide. Au début, cela ne l’inquiéte pas. L’été, Olivier vit dehors et il n’est pas rare qu’il rentre assez tard, même si il s’est fait engueuler la veille. L’adolescence approche.

La nuit n’est pas encore tombée, et elle prend d’abord le temps de se doucher. Elle ne posséde pas de téléphone portable et son patron ne lui permet aucune communication pendant ses heures de service, donc elle ne peut pas vérifier ce qu’Olivier fait de ses journées. Elle lui fait confiance, parce qu’elle n’a pas d’autre choix, et aussi parce qu’il est digne de cette confiance, la plupart du temps.

Elle prépare, puis sert le dîner et attend. Deux heures passent, pendant lesquelles elle se distrait de son inquiétude naissante en consultant les annonces dans le journal, à la recherche d’un meilleur boulot. Le soleil décline. La température redevient supportable. Elle boit un verre de rosé et sort dans le jardin, espérant voir Olivier revenir à travers les bois. Elle ne commença à s’inquiéter que quand elle se rend compte qu’il n’a pas emporté sa lampe torche, que celle ci est toujours accroché près de la porte.

Olivier a peur des bois la nuit. Son grand père l’a mis en garde, avec assez de détails pour qu’Olivier demande à dormir avec la lumière allumée plusieurs nuits d’affilées ensuite. Et depuis qu’il a six ans, il ne sort jamais la nuit sans sa lampe torche.

Marie, elle, ne connaît pas les histoires que son père a raconté à son fils. Elle n’a pas grandi là. Sa mère a quitté son père quand elle était petite et elle a passé son enfance à la ville.  Pourtant, elle tremble à présent, en décrochant le téléphone. Elle appelle Angéla, qui lui dit que Matthieu est rentré depuis des heures, qu’Olivier aurait dû en faire autant, qu’il n’est pas resté à dîner chez eux. Marie se ressaisit, plaisante, vante le courage de son fils, se souvient qu’ils se sont disputés la veille. Il veut simplement lui faire une bonne frousse, voilà tout. Elle rassure Angéla, puis prend la lampe de torche et sort dans les bois.

Elle appelle, elle tourne en rond, elle passe près de chez la vieille Madame Claudel, mais n’ose pas aller frapper à la porte de sa maison, qui ressemble plus à une cabane de tôles. Elle continue d’appeler, et l’angoisse monte. La peur grandit et avec elle la douleur de voir son monde ainsi voler en éclats. Quand elle arrive chez les Treglia, elle sait déjà qu’elle ne reverra pas Olivier, même si Marcel propose de l’aider à chercher, même si Matthieu propose de l’emmener voir leurs cachettes. Elle trouve encore la force de tenter de rassurer le petit, et Angéla, mais elle est au bord des cris, des hurlements, et quand elle ressort avec le père de Matthieu, les appels qui retentissent sont ceux de la femelle qui a perdu son petit, et les bêtes font silence.

Alors quand elle arrive chez elle, accompagnée de Marcel, bredouille, elle décroche le téléphone et appelle la gendarmerie, dans un déferlement de sanglots. Le barrage a cédé. La crue emporte tout. La désolation commence là.

Olivier est déclaré disparu.

(c) 2008 - Arthis Jolimont - Le Bois Maudit

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Le Bois Maudit - 03  (Le Bois Maudit) posté le jeudi 27 novembre 2008 23:42

Comme elle a menacé le garçon à plusieurs reprises, et parce que son terrain est sur le chemin que celui-ci a certainement emprunté, Marie Pierre Claudel est rapidement considérée comme la principale suspecte. Il est très improbable que l’enquête confirme cette thèse et les policiers le savent dès le départ. C’est une femme âgée qui vit seule, sans accès à l’électricité ou à l’eau courante, d’une rente misérable et du peu de profit qu’elle tire de la vente de ses confitures et de ses légumes sur les marchés du coin, qui couvrent à peine ses frais d’essence et le peu de viande qu’elle achète chez le boucher du village une fois par semaine. Elle a une solide réputation de vieille fille cinglée, voire de vieille sorcière. Certains de ses concitoyens ont déjà fait des pétitions pour qu’elle soit mise en maison de retraite, mais elle intéresse assez peu de gens pour qu’aucune suite ne soit donnée à de telles demandes. La plupart du temps, elle ne pose aucun problème et ne s’occupe pas des affaires des autres. Tant qu’elle est inoffensive, il vaut bien mieux économiser l’argent de l’état et la laisser tranquille, même si tous ceux qui lui parlent encore s’accordent à la trouver plutôt irritante.

La fouille minutieuse de son terrain ne permet de découvrir aucune trace du disparu. Elle est longuement interrogée et il est assez facile d’établir son emploi du temps : Elle a passé une bonne partie de l’après-midi en ville, essayant de fourguer des salades, des tomates et quelques pots de confitures aux touristes du camping le plus proche, après avoir planté sans autorisation son étal sur la place du village. Naturellement, plus d’une cinquantaine de personnes l’ont vue, et le gérant du café le plus proche a même appelé la mairie pour se plaindre. Elle a d’ailleurs été prise à parti par un fonctionnaire pas assez conciliant à son goût. Cela provoque une scène qui reste dans les mémoires, une copieuse engueulade émaillée d’injures salaces de l’ancien temps et de cris de vieille sorcière outragée. Contrainte et forcée, elle quitte la place au moment où Olivier quitte la maison d’Angéla Treglia. Ensuite, sa voiture faisant un bruit, elle va voir le garagiste qui, bien qu’il soit sur le point de fermer, s’empresse de réparer cela afin de ne pas avoir à la revoir le lendemain. La réparation est plus longue que prévu, au désespoir du garagiste privé du début de sa soirée, et quand elle quitte le garage, Marie est chez elle depuis longtemps.  Olivier, lui, a déjà disparu. Cela suffit à innocenter Marie-Pierre Claudel aux yeux des policiers.

Elle n’a rien à dire à propos de la disparition d’Olivier. Elle le connaît, bien sûr, et elle admet volontiers qu’elle a mis sa mère en garde contre ce qui se passerait s’il persistait à voler des mûres et à gambader dans les bois. Elle lui a dit que c’était dangereux, qu’il finirait pendu, ou noyé dans une mare, ou coincé dans un tronc. Eh bien, on ne peut pas dire qu’elle a eu tort, n’est-ce pas ? Maintenant, il a disparu, et même si elle en est désolée, elle n’y peut rien du tout. Peut-être qu’il est tombé dans un trou. Ou peut être que quelqu’un l’a trouvé dans les bois et l’avait emmené, sans doute dans le coffre d’une voiture, sans même laisser quoi que ce soit en échange…

Cette dernière déclaration surprend beaucoup l’adjudant Colbert, qui mène l’interrogatoire. Pourquoi un kidnappeur laisserait-il quelque chose en échange, demande t’il ? Parce que cela est plus discret, sans doute, répond-elle, ou plus poli. Il est important que les choses soient justes, et faites dans les formes. Sans réfléchier, elle ajoute que beaucoup de gens disparaissent ainsi, mais que personne ne le remarque parce qu’on a pris soin de laisser quelque chose en échange. L’adjudant reste très correct et, gardant son opinion pour lui, il la laisse rentrer chez elle.

Quand la police cesse ses recherches sur son terrain, plusieurs jours plus tard, Marie-Pierre va  frapper à la porte de Marie et lui avait donne deux pots de confiture en lui présentant ses condoléances. Elle avait ajoute que plus personne ne peut le faire revenir, maintenant. Puis elle s’en va. Elle rentre chez elle, laissant Marie écrasée sous le lac de ses larmes et de sa douleur, incapable de demander à la vieille femme si elle sait quoi que ce soit, ce qui est arrivé à Olivier, où il est…
 
Pourtant, Marie-Pierre est persuadée de connaître la réponse à au moins une de ces deux questions. Elle sait également que si elle parle, absolument personne ne la croira.

(c) Le Bois Maudit - 2008 - Arthis Jolimont

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Le Bois Maudit - 04  (Le Bois Maudit) posté le lundi 01 décembre 2008 03:32

Matthieu aussi est interrogé par la police. Ils veulent savoir si ça a été une journée normale, ce qu’ils ont fait, s’il a remarqué quelque chose, s’il a vu quelqu’un. Au début, il ne veut rien dire. Ils se sont baignés à un endroit où c’est interdit. Ils sont rentrés en passant par les bois. Le seul type qu’ils ont vu, c’est ce routier qui habite de l’autre côté des bois. Il a proposé de les ramener, mais ils n’ont pas voulu. Il sert les poings, il serre les dents. Il ne veut pas montrer ce qui l’habite depuis qu’Olivier a disparu.

Après les interrogatoires, les policiers veulent qu’il voie un psychologue. Matthieu sait pourtant déjà qu’il n’y est pour rien. Il ne veut pas qu’on le lui répète. Il ne veut pas en parler avec des inconnus. Tout le monde lui dit que c’est normal, que ça va passer petit à petit, qu’il a besoin de temps. Ce n’est pas normal, ça ne passera pas et s’il a besoin de temps, pourquoi est-ce qu’on ne lui fout pas la paix ?

Avec les jours qui passent, on le laisse tranquille. Il reste chez lui. Il ne veut pas sortir. Le soir, il dîne avec ses parents, mais ceux ci ne disent rien. Ils le regardent et c’est comme si aucun mot ne voulait venir. Alors Matthieu prend son assiette et monte dans sa chambre. Même là, ses parents restent silencieux. Il les laisse lui aussi avec un absent à leur table, parce qu’il ne peut rien faire d’autre pour montrer qu’il est en colère.

Il s’assied sur son lit, son assiette sur les genoux, et il regarde les bois. Comment cela peut-il arriver ? Pourquoi cela peut-il arriver ? Non, ce n’était une journée ordinaire. Pour la première fois, lui et Olivier ont parlé de choses dont ils n’ont jamais parlé auparavant. Ils ont parlé de grandir, ils ont parlé de changer, ils ont parlé de partir. Ils sont restés longtemps, là dans l’eau, à barboter et à se dire à mi-voix des choses qui leur paraissent si importantes, pour la première fois. Ils ont parlé de ce qui se passe autour d’eux et en eux, de ce qu’ils sentent. Ils ont parlé de ce qui se passe dans leurs corps. Ils ont ri, aussi. Ils ont beaucoup ri.

Et puis ils sont sortis de l’eau et ils ont repris leur rôle d’enfants. Ils ont fait les idiots sur la route. Et puis le routier est arrivé. Ils ne sont pas montés dans son camion parce qu’on les a mis en garde. Alors ils sont retournés dans les bois. Là, Olivier a eu soudain l’air sérieux, grave. Il a dit à Matthieu qu’il a peur de ce qui se passera l’an prochain, quand ils iront au collège, parce qu’il ne savait pas où tout ça va les emmener. Matthieu ne sait pas quoi dire, alors il lui dit que ça ira tant qu’ils resteront tous les deux. Matthieu sait bien pourquoi Olivier a peur. Comme lui, il vit à l’écart. Même s’il se sent comme les autres, les autres ne sont pas de cet avis. Ils feront ce qu’ils pourront pour qu’ils restent à l’écart tous les deux.

Olivier lui prend la main et sourit. Ca ira tant qu’ils seront ensemble.

Et maintenant, ils ne sont plus ensemble.

Et pour Matthieu, le pire, ce n’est pas de se sentir seul. Il est toujours là, dans sa chambre. Ses parents sont en bas. Il n’est pas vraiment seul et la vie va continuer. Ce sera plus dur, mais c’était déjà dur. Le pire, c’est de savoir qu’Olivier, lui, où qu’il soit, est forcément seul.

 

(c) 2008 - Le Bois Maudit - Arthis Jolimont

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